samedi 2 décembre 2006

« La journée était sombre, la pluie et la fin du monde menaçaient, tout baignait dans cette grisaille particulière aux seuls après-midi new-yorkais. Le vent gémissait au long des rues, poussait devant lui des journaux froissés et des débris divers, et de petites lumières montraient le nez à toutes les fenêtres ; il régnait une telle désolation qu’on prenait en pitié les édifices dont la tête se perdait dans un ciel gris et vert foncé. On sentait la farce sur le point de se conclure, tous les gratte-ciel allaient s’effondrer comme des châteaux de carte, s’empiler en un tas poussiéreux, sardonique, sur les millions prêts à en sortir ou à y rentrer. »

Francis Scott Fitzgerald "Les enfants du Jazz"


Quelques dizaines d'années plus tard, la fiction devint réalité...

Un 11 septembre

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Merci de cet echo! De plus, ayant vécu à Tours et m'étant souvent retrouvé la nuit sur les bords de Loire, ce beau texte résonne de façon plus intense à mon oreille.
Merci encore...