lundi 18 décembre 2006

Partition à quatre mains

Nous pencher tous les deux tête à tête vers le vide pour voir
Penchons nous...
Que vois-tu?
Penchons nous je ne vois rien
mais je sens tes cheveux contre les miens
ils sont doux
doux
Ils caressent ton visage
Je sens ton bras qui frôle mon épaule
j'en ai des frissons
Torse nu, nos peaux s'effleurent à peine
mais nos chaleurs se communiquent
Oui, je sens ta chaleur
J'adore cette musique
Elle vient du fond du gouffre
Elle vient caresser nos visages
Bien que tu sois à côté de moi, je t'aperçois au fond de ce gouffre
Si beau, majestueux
Et je te souris de toute l'affection que j'ai pour toi
C'est tiède
Tendre
Comme cette musique
Je t'observe longuement, car c'est vraiment ce que j'aime faire
dès que je me retrouve à tes côtés
plongé mon regard sur toi tout entier
Regarde moi
je suis nu là, pour toi
pour tes yeux
pour ton âme
J'allume une cigarette
Laisse la fumée voyager sur ma peau
Je la laisse
tu es vraiment beau ainsi
La fumée semble à peine bouger sur mon torse, sur mon ventre
Elle forme comme une brume d'aurore
Comme une lumière de songe, elle fait disparaître toutes les certitudes
Et nous mène vers un inconnu
ma brume t'encercle
que faire?
Me laisser encercler te faire confiance
En es tu sûr?
Laisse le souffle me caresser
parcourir ma peau
doucement effleurer
oui
Je me sens sombrer dans ce gouffre
Ce gouffre qui est si près de toi, ce gouffre qui est ton propre gouffre
Je suis ton propre gouffre
ton inverse
J'ai peur
N'ai pas peur je suis la paix, la tendresse
Fonds toi dans la fumée et viens
La fumée nous entoure désormais
tu es la fumée
Une vapeur éthérée nous enveloppe
Tu es cette chose si belle qui me pénètre
oui qui parcoure chaque partie de toi
Qui s'allie presqu'à ton corps frissonant
Mon corps frisonne de plus en plus comme si cette fusion le surchargeait d'énergie
Mes muscles se tendent
mes jambes s'écartent offertes
Je sens comme une main qui parcoure mon corps,
brûlante
Mais j'ai à la fois l'impression que cette main est en moi
au plus près de mes nerfs
Elle contrôle tes vibrations, ton corps au bord du chavirement
me poussant au plus près de la jouissance
Ta tête chavire
dans le vide
oui, elle est abandonnée dans le vide
la bouche entrouverte
Ta main caresse mon cou lentement, le serrant un peu
mon cou tout tendu
Et ton index vient glisser le long de mon menton
Et jouer avec mes lèvres complètement livrées
Que ces lèvres sont douces!
douces ouvertes!
je me redresse et te regarde
Je commence en même temps à te caresser les cheveux
nos rythmes fusionnent
nos corps se resserrent
nos torses se touchent
et nos mains se caressent
Les miennes cherchant l'arrondi magnifique de tes fesses
Elles les reconnaissent et s'y perdent
Et quand nos langues se trouvent
Le bleu de nos yeux s'est déjà mêlé.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Quelle surprise au réveil...