Pour David, en écho à un de ses textes
Nomadisme,
Le fleuve passe impétueux, viril, dans un fracas qui ne laisse que de petites vagues à l’âme au bord de mon cœur.
Solitude,
Solitude d’une bière qui m’observe du fond de sa belle couleur, calme et indifférente, n’arrivant plus à me faire oublier ce vide, cette absence.
Exil,
Exil lot de ma vie ; jusqu’au jour où l’on n’en peut plus. Mais ce jour là, a t’on le choix ?
Nomadisme, Solitude, Exil… le désert est blanc insoutenable. Le désert est immense, éternité à perte de vue. Le désert est brûlant, son souffle acide me purge de tout orgueil.
Ce que je pensais être source se tarit si vite.
Alors, il faut chercher un autre puit, un autre oasis, encore plus profondément, là où la chaleur est toujours plus douloureuse, plus purifiante.
La nuit tombe. Il n’y a plus à l’horizon qu’une très faible lueur aurorale, presque laiteuse. La majestueuse Loire charrie sa fraîcheur qui cingle la peau de mon visage. Mais je suis loin, très loin, perdu dans les sables de mon désert, cherchant inlassablement la Source.
Tours, mai 2000
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1 commentaire:
Merci beaucoup pour ce texte qui résonne encore à mon oreille! J'avais publié un autre commentaire bien plus long, mais j'ai la flemme de le réécrire!
Seulement, merci à toi!
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