« Drogo s’aperçut à quel point les hommes restent toujours séparés l’un de l’autre, malgré l’affection qu’ils peuvent se porter ; il s’aperçut que, si quelqu’un souffre, sa douleur lui appartient en propre, nul ne peut l’en décharger si légèrement que ce soit ; il s’aperçut que, si quelqu’un souffre, autrui ne souffre pas pour cela, même si son amour est grand et c’est cela qui fait la solitude de la vie. »
Dino Buzzati, « le désert des tartares »
mardi 23 janvier 2007
mardi 16 janvier 2007
lundi 15 janvier 2007
samedi 13 janvier 2007
L’homme est seul avec ses secrets. Il les hait. Ils sont sa croix qu’il traîne tout le long de sa vie.
La mienne est faite d’acier trempé qui me rentre dans la peau, me ronge les chairs de sa rouille nauséabonde.
Comme j’aurais aimé être libre, délié de ce serment fatal que je me suis infligé à moi même. Je me rappelle ; j’étais si jeune et pensait déjà être si mûr. Là, tout seul dans mon lit, les yeux pleins de mes larmes, rivés sur ce plafond d’un blanc déjà souillé, jurant de toute mon âme ces mots terribles…
La mienne est faite d’acier trempé qui me rentre dans la peau, me ronge les chairs de sa rouille nauséabonde.
Comme j’aurais aimé être libre, délié de ce serment fatal que je me suis infligé à moi même. Je me rappelle ; j’étais si jeune et pensait déjà être si mûr. Là, tout seul dans mon lit, les yeux pleins de mes larmes, rivés sur ce plafond d’un blanc déjà souillé, jurant de toute mon âme ces mots terribles…
Inscription à :
Articles (Atom)


