dimanche 4 mars 2007

J’entrouvre mes volets. La lumière du matin caresse paresseusement ma table d’écriture. Il est 8 heure 45. La nature a un air d’adagio de Quatuor de Fauré. Depuis trois jours, il pleut sans arrêt. La terre se gorge, les vieux bidons de ferraille se remplissent la panse. Même le souvenir des quinze jours de sécheresse s’est volatilisé. Aucun témoignage, ainsi est la nature ; tout change, se transforme, aussitôt qu’elle en a décidé ; elle est énorme chrysalide.
La terre est molle, l’herbe encore si jaune il y a quelques jours, arbore fièrement un vert provocant. Toutes les couleurs éclatent entre le brun foncé mouillé de la terre et le gris menaçant des épais nuages
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