jeudi 10 mai 2007


La Bataille de Berlin - Avril 1945



« Même si vous ne voulez pas m'écouter, poursuivit-il, arrêtez de gémir. Nous devons gagner cette guerre. Nous ne devons pas perdre courage. Si d'autres gagnent la guerre et nous font simplement une fraction de ce que nous avons fait dans les territoires occupés, il ne restera plus un seul Allemand dans quelques semaines. »
Un soldat allemand en 1945,


Le général Kazakov avait fait venir en première ligne son artillerie divisionnaire de rupture et toutes les autres batteries lourdes, équipées d'obusiers de 152 mm et 203 mm. Des messages avaient été peints sur les obus par les artilleurs: « pour le rat Goebbels », « pour les veuves et les orphelins ». Des officiers politiques étaient là pour encourager les servants des pièces à accroître leur cadences de tir. Entre cette matinée et le 2 mai, ils allaient tirer 1 800 000 obus .


Vassili Grossman, qui revenait de Moscou pour rejoindre le 1er front biélorusse, arriva d'abord au quartier général de Joukov, à Landsberg, et constata: « Des enfants jouent aux soldats sur un toit plat. Au moment même où l'impérialisme allemand agonise à Berlin, ces garçons aux franges blondes et aux longues jambes maigres, armés de sabres de bois et de gourdins, bondissent et s'attaquent les uns les autres en criant... C'est éternel. Cela ne pourra jamais être extirpé de la nature humaine. »

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