vendredi 11 janvier 2008




Le bruit continuel des entrailles
Et puis un petit coin de bleu,
Où pointe la blanche fraîcheur du sein maternel.
Bleu illuminant une petite table de terrasse
Où le vert de la boisson préférée s’y marie à merveille.
Bleu retrouvé plus tard dans l’encadrement d’une fenêtre rêveuse ;
De longues heures durant lesquelles les yeux y noient leurs pensées.
Le bleu devient gris, le gris à nouveau bleu,
Plus intense peut être
Et puis, on découvre un bleu-vert,
Mouvant, humide, palpable celui-là.
Il va et vient au rythme de notre vie,
Il se fonce et s’éclaircit au fil de nos passions.
On y mêle nos larmes, nos joies et nos pensées les plus intimes.
Quelquefois, on s’y perd et c’est la plus belle des fins.
Car il y en a qui, un jour oublie le Bleu ;
Ils perdent jusqu’aux fines traces de couleur primitive,
Abandonnées comme un trésor au fond de l’âme.
Le gris, jadis entraperçu, revint alors,
Un gris qui a mûrit.
Et quand les paupières se ferment,
C’est un vide, une absence.

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