vendredi 11 janvier 2008

Leurs lèvres s'étaient approchées brutalement, l'appel de la peau, les unes pulpeuses goutant aux autres plus fines mais finement ciselées par le désir et la sensualité. A chaque contact, un léger bruit de succion et une hésitation à se détacher. Puis peu à peu les langues se faufilèrent, léchant d'abord les bords. Puis une langue plus entreprenante plongea pour la première fois dans ce néant de plaisir pour aller chercher sa soeur, la gouter, l'enlacer, la découvrir parcelle par parcelle, l'autre affolée de plaisir par tant d'audace, jouait à l'hésitante, se rétractait pour mieux revenir provoquant, par ces allers et retours,une excitation toujours plus palpitante. Les chairs roses maintenant se mêlaient, s'emmêlaient, se cherchaient. Parfois les lèvres emprisonnaient la langue aimées, désirées et la retenait un moment dans une rumeur de succion et de salive. Ils se mangeaient littéralement la bouche, poussés par l'utopie de ne faire plus qu'un...

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